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Programme de parrainage : faire de ses clients un canal d’acquisition pour un restaurant ou un commerce local

Le bouche-à-oreille reste le premier canal d’acquisition d’un commerce de quartier, mais il est rarement piloté. Un programme de parrainage le transforme en processus mesurable. Cet article rassemble ce que la recherche en marketing établit sur la valeur des clients parrainés, la méthode pour en calculer la rentabilité et les règles à respecter au Québec.

Publié le 12 min de lecture Par , fondateur d’ARSOM LOYALTY Mis à jour le Read in English

À retenir

  • Dans les études de terrain de référence, un client parrainé vaut 16 à 25 % de plus qu’un client acquis autrement et part environ 18 % moins souvent.
  • La récompense la plus efficace est modeste, en nature et partagée entre le parrain et le filleul.
  • Une récompense trop généreuse attire davantage de filleuls, mais des filleuls nettement moins rentables.
  • Au Québec, laissez le filleul s’inscrire lui-même : vous évitez de collecter des données sur un tiers et vous restez dans le cadre de la LCAP.
  • Le parrainage se pilote avec cinq indicateurs, dont la rétention des filleuls à 90 jours.

Qu’est-ce qu’un programme de parrainage pour un commerce local

Un programme de parrainage récompense un client existant, le parrain, lorsqu’il amène un nouveau client, le filleul. Il transforme le bouche-à-oreille spontané en un processus organisé, avec une invitation traçable, une condition de validation et une récompense versée seulement après la première visite du filleul.

Tout commerce de quartier vit déjà du bouche-à-oreille. La différence entre une recommandation spontanée et un programme de parrainage tient à trois éléments : l’invitation est identifiable, la conversion est vérifiée en caisse et la récompense est conditionnelle. Sans ces trois éléments, le commerçant ne sait ni combien de clients ses habitués lui amènent, ni ce que chacun de ces clients lui rapporte.

Le commerce de proximité se prête particulièrement bien à cette mécanique. Sa clientèle est concentrée dans un rayon de quelques rues, ses clients fréquentent les mêmes lieux et se ressemblent souvent dans leurs habitudes de consommation. Or la recherche montre que cette proximité entre le parrain et le filleul est l’un des mécanismes qui rendent les clients parrainés plus rentables, comme nous le détaillons ci-dessous.

La confiance joue également en faveur de ce canal. Selon l’enquête mondiale de Nielsen sur la confiance envers la publicité, 88 % des répondants font davantage confiance aux recommandations de leurs proches qu’à tout autre canal. Un programme de parrainage ne crée pas cette confiance : il organise sa circulation.

Ce que la recherche démontre sur la valeur des clients parrainés

Les études de terrain publiées dans les principales revues de marketing concluent qu’un client parrainé vaut 16 à 25 % de plus qu’un client comparable acquis autrement, qu’il part moins souvent et que le bouche-à-oreille produit un effet sur l’acquisition bien plus durable que la publicité.

Quatre travaux font référence sur la question. Ils ont été menés dans la banque, l’hébergement web et les réseaux sociaux, et non dans la restauration : leurs chiffres ne se transposent pas tels quels à un commerce de quartier. Leurs mécanismes, en revanche, s’y appliquent directement.

Principaux résultats de la recherche sur le parrainage et le bouche-à-oreille
ÉtudeTerrainRésultat principal
Schmitt, Skiera et Van den Bulte (2011)Banque allemande, près de 10 000 clients suivis pendant 33 moisValeur client supérieure d’au moins 16 % et probabilité de départ inférieure d’environ 18 %, un écart qui ne se réduit pas avec le temps
Van den Bulte et al. (2018)Même banque, 1 799 paires parrain et filleulValeur vie client supérieure de 16 à 25 % ; en fin de période, 9,7 % des filleuls étaient partis contre 14,5 % des autres clients
Villanueva, Yoo et Hanssens (2008)Hébergeur web, 70 semaines d’observationLes clients venus par le bouche-à-oreille apportent près de deux fois plus de valeur à long terme que ceux acquis par le marketing
Trusov, Bucklin et Pauwels (2009)Réseau social en ligneÉlasticité de long terme des inscriptions de 0,53 pour les recommandations, contre 0,026 pour les événements marketing et 0,017 pour les passages médias

L’étude de Schmitt et de ses coauteurs précise la nature de l’avantage. La marge dégagée par un client parrainé est d’abord supérieure d’environ 25 %, puis cet écart s’estompe en un peu plus de deux ans. La meilleure rétention, elle, persiste sur toute la période observée. Avec une récompense de 25 euros par filleul, les auteurs estiment le retour sur investissement du programme à environ 60 % sur six ans.

Van den Bulte et ses coauteurs expliquent pourquoi. Le parrain connaît à la fois le commerce et son entourage : il recommande l’adresse aux personnes à qui elle conviendra, ce qui améliore la qualité de l’appariement. Le filleul bénéficie ensuite d’un lien social avec un client existant, ce qui le retient. La contrepartie est instructive : lorsque le parrain quitte l’entreprise, le risque de départ de ses filleuls devient environ 280 % plus élevé que celui des clients non parrainés. Pour un commerçant, la conclusion est simple : un parrainage se nourrit d’habitués actifs, et la fidélisation des parrains conditionne la valeur des filleuls.

Le calcul de rentabilité à faire avant de lancer

Un parrainage est rentable lorsque la marge brute additionnelle générée par les filleuls dépasse le coût des récompenses, calculé au coût de revient. Dans un restaurant à 25 $ de panier moyen, la première visite d’un filleul suffit généralement à couvrir le coût des deux récompenses.

Le calcul repose sur quatre données que tout commerçant connaît : le panier moyen, la marge brute après coût des marchandises, le nombre de visites d’un nouveau client sur un an et le coût de revient des récompenses. Le tableau ci-dessous applique ce calcul à un restaurant de quartier, avec des hypothèses volontairement prudentes.

Rentabilité d’un filleul activé dans un restaurant (hypothèses illustratives)
PosteHypothèseMontant
Récompense du filleulDessert à 8 $ au menu, coût matière de 30 %2,40 $
Récompense du parrainPlat à 18 $ au menu, coût matière de 30 %5,40 $
Coût total par filleul activéSomme des deux récompenses7,80 $
Marge brute par visitePanier de 25 $, marge brute de 65 %16,25 $
Marge brute du filleul sur 12 mois4 visites dans l’année65,00 $
Marge réellement attribuable au programme50 % des visites n’auraient pas eu lieu sans le parrainage32,50 $

Même après avoir retiré la moitié des visites, au motif qu’une partie des filleuls serait venue de toute façon, chaque filleul activé rapporte environ quatre fois le coût de ses récompenses. Le point mort est atteint dès la première visite : sa marge de 16,25 $ couvre à elle seule les 7,80 $ de récompenses.

Deux précautions s’imposent. D’abord, les récompenses doivent être valorisées à leur coût de revient et non à leur prix de vente, faute de quoi le programme paraît deux à trois fois plus coûteux qu’il ne l’est. Ensuite, la tentation d’augmenter la récompense pour accélérer le volume doit être examinée avec soin. Wolters, Schulze et Gedenk (2020) ont analysé une expérience de terrain portant sur plus de 160 000 clients bancaires, puis des données de près de 270 000 clients d’un opérateur de télécommunications : une récompense plus élevée génère davantage de filleuls, mais des filleuls considérablement moins rentables. Le montant de la récompense est donc un arbitrage entre volume et qualité, et non un simple levier de croissance.

Pour appliquer ce calcul à vos propres chiffres, le calculateur de rentabilité et notre article sur le calcul du ROI d’un programme de fidélité fournissent la méthode complète.

Choisir la récompense : nature, montant et bénéficiaires

La recherche converge vers trois principes : récompenser le parrain et le filleul plutôt que le parrain seul, préférer une récompense en nature à une somme d’argent, et garder un montant modeste. Ces choix augmentent le nombre de recommandations tout en préservant leur crédibilité.

Le premier principe tient à la perception du filleul. Verlegh et ses coauteurs (2013) montrent que lorsqu’une recommandation est récompensée, celui qui la reçoit soupçonne un intérêt personnel et lui accorde moins de crédit. L’effet est plus marqué lorsque la recommandation n’a pas été sollicitée ou qu’elle vient d’une connaissance éloignée. Récompenser les deux parties, ou offrir une récompense symbolique, fait disparaître cet effet négatif.

Le deuxième principe concerne la nature de la récompense. Jin et Huang (2014) établissent, au terme de quatre expériences, qu’une récompense en argent génère moins de recommandations et moins d’acceptations qu’une récompense en nature, surtout pour les marques peu connues. L’argent a un coût social : le parrain craint de passer pour un vendeur. Il redevient efficace lorsque le montant est élevé ou lorsque le filleul est lui aussi récompensé. Pour un commerce de quartier, un produit maison offert remplit donc mieux son rôle qu’un rabais en dollars.

Le troisième principe découle des travaux de Ryu et Feick (2007) : les récompenses augmentent la probabilité de recommandation, en particulier envers les connaissances éloignées et pour les marques moins établies. C’est le cas de la plupart des commerces indépendants, qui ont donc intérêt à récompenser la recommandation, à condition d’en maîtriser le montant pour les raisons exposées plus haut.

Formats de récompense pour un commerce de proximité
FormatEffet sur le volumeCrédibilité de la recommandationRecommandation
Rabais en argent pour le parrain seulMoyenFaibleÀ éviter
Produit offert au parrain seulMoyenMoyenneAcceptable
Produit offert au parrain et au filleulÉlevéÉlevéeFormat à privilégier
Récompense symbolique (statut, accès prioritaire)VariableÉlevéeEn complément
Récompense élevée en argentÉlevéMoyenneDéconseillé : filleuls moins rentables

Dans un restaurant, la combinaison type consiste à offrir un dessert ou une boisson au filleul lors de sa première visite, puis un plat au parrain une fois cette visite validée. Dans une boutique, un article d’entrée de gamme ou un service offert joue le même rôle.

Concevoir le parcours, de l’invitation à la première visite

Un parcours de parrainage efficace tient en cinq étapes : le parrain partage une invitation, le filleul s’inscrit lui-même, sa première visite est enregistrée en caisse, les récompenses se déclenchent automatiquement et le parrain est remercié. Chaque étape doit être vérifiable.

La première étape est l’invitation. Le parrain la partage avec les personnes de son choix, par un lien ou un code QR, depuis son téléphone. Le commerce n’intervient pas dans ce choix, ce qui préserve le caractère personnel de la recommandation.

La deuxième étape est l’inscription du filleul. C’est lui qui ajoute la carte à son téléphone et qui fournit ses propres informations. Ce point est central, pour des raisons de conformité que nous détaillons plus bas, mais aussi pour des raisons commerciales : un filleul qui s’inscrit de lui-même a déjà manifesté son intention de venir.

La troisième étape est la validation. La récompense ne doit être déclenchée qu’au moment d’une action que le commerce peut vérifier, typiquement la première visite du filleul, enregistrée par le scan de sa carte en caisse. Une inscription seule ne suffit pas, car elle ne génère aucun chiffre d’affaires.

La quatrième étape est la remise des récompenses, qui gagne à être automatique : le filleul voit son avantage apparaître sur sa carte et le parrain reçoit une notification l’informant que sa récompense l’attend. Un traitement manuel crée des oublis, et un parrain oublié ne recommande plus.

La cinquième étape est la reconnaissance. Un message de remerciement au parrain, accompagné du nombre de personnes qu’il a fait venir, entretient la relation. Les travaux de Van den Bulte montrent que la fidélité des filleuls dépend de celle de leur parrain : le soin apporté aux parrains protège donc aussi la valeur des filleuls.

Trois garde-fous limitent les abus. Un filleul doit être un client réellement nouveau, sans carte existante. Chaque filleul ne donne lieu qu’à une seule récompense. Enfin, un plafond mensuel de récompenses par parrain permet de détecter les comportements anormaux sans pénaliser les meilleurs ambassadeurs.

Au Québec, un parrainage conforme repose sur trois choix : le filleul fournit lui-même ses renseignements, le commerce n’écrit au filleul qu’en respectant la Loi canadienne anti-pourriel, et la récompense est garantie plutôt que tirée au sort. Cette section présente un cadre général et ne constitue pas un avis juridique.

Les renseignements personnels. La Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, modernisée par la Loi 25, prévoit que les renseignements sur une personne sont recueillis auprès d’elle, sauf si elle consent à ce qu’ils le soient auprès d’un tiers. Un formulaire dans lequel le parrain saisit le nom et le numéro de téléphone d’un ami revient à collecter des renseignements auprès d’un tiers. La solution la plus simple consiste à laisser le parrain transmettre un lien et le filleul s’inscrire lui-même. La loi impose aussi de déterminer les fins de la collecte au préalable et de ne recueillir que les renseignements nécessaires.

Les messages électroniques. La Loi canadienne anti-pourriel (LCAP) exige en principe un consentement avant l’envoi d’un message électronique commercial. Le Règlement sur la protection du commerce électronique prévoit une exemption pour le premier message envoyé à la suite d’une recommandation, sous plusieurs conditions : le parrain doit avoir une relation avec l’expéditeur et avec le destinataire, et le message doit indiquer le nom complet du parrain et préciser qu’il est envoyé à la suite de sa recommandation. Lorsque c’est le parrain qui partage lui-même l’invitation, le commerce n’a pas à s’appuyer sur cette exemption. Les règles d’envoi des notifications sont détaillées dans notre article sur les notifications push.

Les concours. Un programme qui attribue ses récompenses par tirage au sort entre les parrains relève en principe du régime des concours publicitaires, encadré au Québec par la Régie des alcools, des courses et des jeux. Une récompense garantie pour chaque parrainage validé évite cette complexité.

La langue. La Charte de la langue française s’applique aux communications commerciales. L’invitation, la page d’inscription et les messages doivent être disponibles en français ; une version anglaise peut s’y ajouter pour la clientèle anglophone.

Avant le lancement, une relecture des conditions du programme par un juriste reste recommandée, en particulier pour les commerces qui vendent de l’alcool.

Les indicateurs à suivre et les erreurs fréquentes

Un programme de parrainage se pilote avec cinq indicateurs : le taux de participation des clients, le taux de conversion des invitations, le coût par filleul activé, la rétention des filleuls à 90 jours et la part du chiffre d’affaires issue des filleuls. Le volume seul ne suffit pas à juger le programme.

Tableau de bord d’un programme de parrainage
IndicateurCalculCe qu’il révèle
Taux de participationPorteurs de carte ayant envoyé au moins une invitation ÷ porteurs actifsLa visibilité du programme au comptoir
Taux de conversion des invitationsFilleuls venus en caisse ÷ invitations envoyéesL’attrait de l’offre de bienvenue
Coût par filleul activéCoût de revient des récompenses ÷ filleuls activésL’efficience du programme
Rétention à 90 joursFilleuls revenus au moins une fois dans les 90 jours ÷ filleuls activésLa qualité des filleuls, à comparer aux autres nouveaux clients
Part du chiffre d’affaires des filleulsVentes des filleuls ÷ ventes totalesLe poids réel du canal

Les erreurs les plus fréquentes sont au nombre de quatre. La première est un programme invisible : si l’équipe ne le mentionne pas au moment du paiement, la plupart des clients ignorent qu’il existe. La deuxième est une récompense versée à l’inscription plutôt qu’à la première visite, ce qui rémunère des filleuls qui ne viennent jamais. La troisième est une récompense surdimensionnée, qui gonfle le volume au détriment de la rentabilité. La quatrième consiste à juger le programme sur le seul nombre de filleuls, sans regarder leur rétention.

Pour une vue d’ensemble des indicateurs de fidélisation, consultez notre guide sur la rétention clients.

Mettre en place le parrainage avec ARSOM

ARSOM intègre le parrainage entre porteurs de cartes dans ses offres Pro et Réseau. La carte de fidélité vit dans Apple Wallet et Google Wallet, sans application à installer, et chaque visite est enregistrée en caisse, ce qui permet de valider les filleuls et de mesurer leur valeur.

Un programme de parrainage repose sur une base de porteurs de cartes actifs et sur un enregistrement fiable des visites. C’est ce que fournit une carte de fidélité digitalisée : le parrain dispose de sa carte sur son téléphone, le filleul ajoute la sienne sans installer d’application, et le scan en caisse établit la première visite. Le commerçant suit ensuite, pour chaque client, la fréquence, l’assiduité et le panier moyen.

Le parrainage est inclus dans l’offre Pro, à 119 $ CA par mois avec tablette prêtée et installée, et dans l’offre Réseau, à 99 $ CA par mois par site. La mise en route se fait en personne, et nous aidons chaque commerce à calibrer ses récompenses selon la méthode exposée plus haut.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un programme de parrainage client ?

Un programme de parrainage est un dispositif par lequel un commerce récompense un client existant, le parrain, lorsqu’il fait venir un nouveau client, le filleul. La récompense n’est versée qu’après une action vérifiable du filleul, en général sa première visite enregistrée en caisse.

Quelle récompense offrir dans un programme de parrainage pour un restaurant ?

Une récompense en nature et de valeur modeste fonctionne le mieux : un dessert ou une boisson pour le filleul lors de sa première visite, et un plat offert pour le parrain une fois cette visite validée. La recherche montre que les récompenses en argent suscitent moins de recommandations que les récompenses en nature, sauf lorsqu’elles sont élevées ou partagées entre les deux parties.

Faut-il récompenser le parrain, le filleul ou les deux ?

Les deux. Quand seul le parrain est récompensé, le filleul soupçonne un intérêt personnel et accorde moins de crédit à la recommandation. Récompenser les deux parties, ou offrir une récompense symbolique, supprime cet effet négatif selon Verlegh et ses coauteurs (2013).

Un programme de parrainage est-il légal au Québec ?

Oui, à condition de respecter trois règles : collecter les renseignements du filleul auprès de lui-même, conformément à la loi québécoise sur la protection des renseignements personnels ; respecter la Loi canadienne anti-pourriel (LCAP) si le commerce écrit au filleul ; éviter les tirages au sort, qui relèvent du régime des concours publicitaires. Cette réponse ne constitue pas un avis juridique.

Comment mesurer la rentabilité d’un programme de parrainage ?

Comparez le coût des récompenses, calculé au coût de revient, à la marge brute générée par les filleuls sur douze mois, en ne retenant que la part des visites que vous n’auriez pas obtenue sans le programme. Suivez aussi la rétention des filleuls à 90 jours face à celle des autres nouveaux clients.

Sources

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  2. Christophe Van den Bulte, Emanuel Bayer, Bernd Skiera, Philipp Schmitt (2018). How Customer Referral Programs Turn Social Capital into Economic Capital. Journal of Marketing Research, 55(1), 132-146.
  3. Julian Villanueva, Shijin Yoo, Dominique M. Hanssens (2008). The Impact of Marketing-Induced Versus Word-of-Mouth Customer Acquisition on Customer Equity Growth. Journal of Marketing Research, 45(1), 48-59.
  4. Michael Trusov, Randolph E. Bucklin, Koen Pauwels (2009). Effects of Word-of-Mouth Versus Traditional Marketing: Findings from an Internet Social Networking Site. Journal of Marketing, 73(5), 90-102.
  5. Gangseog Ryu, Lawrence Feick (2007). A Penny for Your Thoughts: Referral Reward Programs and Referral Likelihood. Journal of Marketing, 71(1), 84-94.
  6. Liyin Jin, Yunhui Huang (2014). When Giving Money Does Not Work: The Differential Effects of Monetary Versus In-Kind Rewards in Referral Reward Programs. International Journal of Research in Marketing, 31(1), 107-116.
  7. Peeter W. J. Verlegh, Gangseog Ryu, Mirjam A. Tuk, Lawrence Feick (2013). Receiver Responses to Rewarded Referrals: The Motive Inferences Framework. Journal of the Academy of Marketing Science, 41(6), 669-682.
  8. Heiko M. Wolters, Christian Schulze, Karen Gedenk (2020). Referral Reward Size and New Customer Profitability. Marketing Science, 39(6), 1166-1180.
  9. Nielsen (2021). Beyond martech: building trust with consumers and engaging where sentiment is high. Nielsen Insights.
  10. Gouvernement du Canada (2013). Règlement sur la protection du commerce électronique (DORS/2013-221), article 4. Justice Laws.
  11. Gouvernement du Québec. Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (RLRQ, c. P-39.1), articles 4 à 6. LégisQuébec.